Migrer votre site web vers un nouvel hébergeur peut booster sa vitesse, sa stabilité, et parfois même alléger la facture. Mais sans préparation, vous risquez coupures ou pertes de données.
Pour une PME, un indépendant ou une agence au Maroc, il faut organiser chaque étape avant de toucher au domaine. C’est franchement un truc à ne pas bâcler.
Vous réussirez la migration en sauvegardant vos fichiers et votre base de données, en testant le site sur le nouvel hébergement, puis en basculant le domaine au moment prévu. Pensez aussi aux réglages pour garder vos e-mails, vos certificats SSL, vos performances et votre référencement en bon état.
Points clés
- Sauvegardez toutes vos données avant le transfert.
- Testez le site et ses fonctionnalités avant le changement de domaine.
- Surveillez les performances, les e-mails et la disponibilité après la migration.
Évaluer les besoins et choisir la nouvelle offre
Avant de migrer, mesurez la consommation réelle de votre site. Vérifiez les exigences de l’application et comparez le coût total pour éviter les mauvaises surprises.
Comparer les performances, ressources et garanties
Regardez l’usage actuel : CPU, mémoire vive, stockage, trafic mensuel, nombre de visiteurs simultanés et taille de la base de données.
Pour une boutique WooCommerce ou un site avec espace client, il vaut mieux choisir un hébergement avec SSD NVMe, des ressources clairement indiquées, et la possibilité d’augmenter la puissance sans tout changer. C’est un vrai plus.
Vérifiez les garanties, pas seulement les arguments commerciaux. Le taux de disponibilité annoncé, la fréquence des sauvegardes, leur durée de conservation et les délais du support doivent vous rassurer.
Pour une PME au Maroc, un support en français ou en arabe, accessible pendant vos heures, peut vraiment faire la différence en cas de pépin.
Demandez aussi si l’offre comprend :
- un certificat SSL ;
- une protection anti-DDoS ;
- une adresse IP dédiée si besoin ;
- la migration assistée ;
- un panneau de gestion pratique pour votre équipe.
Vérifier la compatibilité technique de l’environnement
Faites la liste des dépendances de votre site avant de choisir une offre. Notez la version de PHP, Node.js ou Python, le type de base de données, les extensions, la version de WordPress ou du CMS, les tâches planifiées et les règles de réécriture.
Comparez tout ça avec ce que propose l’hébergeur. L’accès SSH, les tâches cron, la gestion DNS, les certificats SSL automatiques, la configuration des e-mails et les limites d’exécution PHP sont à surveiller.
Un hébergement mutualisé peut suffire pour un site vitrine, mais pour une appli métier ou une boutique à fort trafic, il faut peut-être un VPS.
Testez aussi les services externes : passerelle de paiement, API, outil d’e-mailing, CDN, sauvegardes distantes. Demandez si le fournisseur autorise les ports et protocoles nécessaires.
Anticiper les coûts, la localisation et la conformité
Calculez le coût sur douze mois, puis sur la période de renouvellement. Intégrez nom de domaine, sauvegardes, adresses e-mail, IP dédiée, certificats payants, migration et frais de sortie éventuels.
Une offre d’appel pas chère peut grimper après la première période, alors restez vigilant.
Choisissez la localisation du serveur selon votre audience. Si vos visiteurs sont surtout au Maroc, un serveur proche en Europe peut suffire, mais testez la latence depuis Casablanca, Rabat ou Marrakech.
Comparez les temps de réponse avec un outil de test avant de choisir. Ce serait dommage de perdre en rapidité.
Vérifiez enfin les engagements du prestataire sur les données, les sauvegardes et leur suppression. Si vous traitez des infos clients, demandez où elles sont stockées, qui y accède et quelles protections sont en place.
Préparer un plan de transition sécurisé
Sécurisez la migration en listant chaque composant, en fixant une période d’intervention adaptée à votre activité, et en préparant une restauration testée. Limitez aussi les changements pendant le transfert pour éviter les écarts entre l’ancien et le nouvel hébergement.
Inventorier les fichiers, bases de données et services associés
Listez ce que vous allez migrer : fichiers du site, bases MySQL ou PostgreSQL, tâches cron, certificats SSL, comptes e-mail, sous-domaines, zones DNS, règles du pare-feu.
Notez pour chaque élément son emplacement, sa taille, sa version, et comment le restaurer.
Vérifiez les dépendances souvent oubliées : stockage de fichiers, API externes, passerelles de paiement, sauvegardes distantes, services d’envoi d’e-mails.
Exportez la configuration DNS et gardez les accès dans un gestionnaire sécurisé. Ne les transmettez pas par e-mail ou messagerie non chiffrée, franchement, c’est risqué.
Avant la copie, générez une sauvegarde complète et testez-la sur un environnement séparé. Pour une PME au Maroc, essayez de restaurer une commande, un formulaire de contact, un compte client.
Ces tests révèlent vite les soucis de permissions ou de connexion.
Définir une fenêtre d’intervention et un plan de retour arrière
Choisissez une période où le trafic et les commandes sont faibles, souvent la nuit après avoir vérifié les stats de fréquentation. Informez les personnes concernées de l’heure de départ, de la durée prévue, et des fonctions qui seront temporairement indisponibles.
Préparez un déroulé précis : sauvegarde finale, gel des contenus, importation de la base, copie des fichiers, tests, modification du DNS, surveillance. Prévoyez une marge pour la propagation DNS, ça peut parfois durer plusieurs heures selon les résolveurs des visiteurs.
Documentez le retour arrière avant de commencer. Gardez l’ancien hébergement actif, sa base intacte, et fixez les critères d’annulation : erreurs de paiement, pages critiques indisponibles, perte de données, temps de réponse trop long.
Si problème, vous rétablissez le DNS vers l’ancien serveur et restaurez les dernières données validées. Mieux vaut prévoir que courir.
Réduire les modifications pendant le transfert
Mettez en pause les mises à jour du site, les publications, les imports de produits, et les changements de configuration pendant la copie finale.
Pour une boutique, activez un mode maintenance court ou bloquez temporairement les nouvelles commandes pour éviter les transactions perdues.
Informez l’équipe de cette période de gel et désignez une seule personne pour valider les exceptions. Notez les urgences dans un fichier partagé, appliquez-les après la bascule ou synchronisez-les à la main si besoin.
Évitez aussi les changements techniques : ne mettez pas à jour CMS, extensions, PHP ou base de données le même jour que la migration. Gardez les versions compatibles avec l’ancien serveur, puis planifiez les mises à niveau après avoir validé le site.
Sauvegarder l’ensemble des données
Avant de changer d’hébergeur, gardez une copie vérifiable de chaque élément du site : fichiers, bases de données, comptes e-mail, certificats SSL, réglages.
Stockez au moins deux copies dans des endroits différents, par exemple sur votre ordi et dans un cloud sécurisé.
Créer une copie complète des fichiers
Téléchargez tous les fichiers du site via SFTP ou le gestionnaire de fichiers de l’ancien hébergeur. Pensez aux répertoires WordPress wp-content, wp-admin, wp-includes, aux fichiers .htaccess, scripts personnalisés, fichiers de config, dossiers images, vidéos, docs.
Pour les sites volumineux, créez une archive .zip ou .tar.gz sur le serveur. Ça limite les oublis et accélère le transfert.
Vérifiez que l’archive s’ouvre bien avant de la déplacer. Essayez de garder les droits d’accès et la structure des dossiers si possible.
Notez la taille de la sauvegarde, sa date, son emplacement. Pour contrôler l’intégrité, comparez l’empreinte SHA-256 avant et après le téléchargement. Ce n’est pas obligatoire, mais c’est rassurant.
Exporter les bases de données
Repérez les bases utilisées dans le fichier de configuration, genre wp-config.php pour WordPress. Relevez le nom de la base, l’utilisateur, le serveur, le préfixe des tables, mais ne publiez pas ces infos n’importe où.
Exportez chaque base avec phpMyAdmin, Adminer ou la commande mysqldump. Cochez les options pour ajouter la structure des tables, les données, les index, les clés.
Pour une grosse base, activez la compression et vérifiez la compatibilité avec la version MySQL ou MariaDB du nouvel hébergeur.
Ouvrez le fichier .sql pour voir s’il contient bien des tables et des données. Gardez une copie non compressée si ce n’est pas trop gros, puis protégez les fichiers avec un mot de passe solide.
Conserver les configurations, e-mails et certificats
Recensez les réglages qui ne sont pas toujours dans la sauvegarde principale : versions de PHP, tâches cron, règles de redirection, variables d’environnement, paramètres DNS, adresses IP autorisées.
Capturez les réglages du panneau d’administration ou exportez-les si l’hébergeur le propose.
Les comptes e-mail demandent une attention spéciale. Sauvegardez les messages via IMAP dans un logiciel comme Thunderbird, notez adresses, alias, transferts, répondeurs automatiques, puis relevez les paramètres MX, SPF, DKIM, DMARC.
Exportez les certificats SSL uniquement si vous avez les fichiers et la clé privée. Protégez cette clé avec un chiffrement fort, ne l’envoyez jamais par e-mail.
Gardez aussi les infos de renouvellement et la date d’expiration.
Transférer les contenus et la base de données
Copiez les fichiers vers le nouveau serveur, restaurez la base de données, puis actualisez les chemins et les paramètres de connexion.
Avant toute modif, gardez une sauvegarde complète et vérifiez que les versions de PHP, MySQL ou PostgreSQL correspondent à celles utilisées sur votre site.
Importer les fichiers sur le nouveau serveur
Utilisez SFTP avec un compte limité au lieu de FTP, surtout si vous administrez le site depuis un réseau partagé.
Pour un site WordPress, transférez wp-content, les fichiers du thème, les extensions, le fichier de config. N’écrasez pas les fichiers système créés par le nouvel hébergeur sans vérifier.
Vous pouvez utiliser rsync pour accélérer la copie :
rsync -avz --delete ./site/ utilisateur@serveur:/var/www/site/
L’option --delete supprime les fichiers absents de la source. Utilisez-la seulement après avoir vérifié le chemin cible.
Contrôlez ensuite les propriétaires et permissions, par exemple 755 pour les dossiers, 644 pour les fichiers, si votre appli le permet.
Restaurer et paramétrer la base de données
Exportez la base depuis l’ancien hébergeur avec phpMyAdmin, mysqldump ou l’outil fourni par votre prestataire. Pour MySQL ou MariaDB, lancez :
mysqldump -u ancien_user -p ancienne_base > sauvegarde.sql
mysql -u nouvel_user -p nouvelle_base < sauvegarde.sql
Créez d’abord la base, l’utilisateur et les droits sur le nouveau serveur. Importez le fichier .sql, puis vérifiez l’encodage utf8mb4, le préfixe des tables et la présence des données dans l’interface d’administration.
Si le nom de domaine ou le protocole change, recherchez les anciennes URL dans la base. Pour WordPress, privilégiez une commande contrôlée comme wp search-replace après une sauvegarde, histoire d’éviter de casser des données sérialisées à la main.
Adapter les chemins, identifiants et variables d’environnement
Mettez à jour les paramètres de connexion dans .env, wp-config.php ou le fichier propre à votre application : hôte, port, nom de base, utilisateur et mot de passe. Remplacez aussi les chemins absolus de l’ancien serveur, genre /home/ancien-compte/, par ceux du nouveau compte.
Vérifiez les variables liées aux services externes : SMTP, stockage d’images, API de paiement, reCAPTCHA, clés OAuth. Ne laissez jamais ces secrets traîner dans un dépôt public ou dans des fichiers accessibles depuis le navigateur.
Après le transfert, videz les caches de l’application, du serveur et du CDN. Testez la connexion, les formulaires, les téléchargements, les paiements et les tâches planifiées, surtout les tâches cron qui tournaient chez l’ancien hébergeur.
Configurer le nouvel environnement
Préparez un environnement identique ou au moins compatible avec l’ancien site avant de toucher au DNS. Créez les accès, réglez le CMS et les applications, puis sécurisez les domaines avec HTTPS, des sauvegardes et des contrôles d’accès adaptés à votre activité.
Créer les domaines, comptes et accès nécessaires
Ajoutez le domaine principal dans le panneau du nouvel hébergeur. Créez aussi les sous-domaines utilisés par votre site, comme www, staging ou api.
Vérifiez les alias et redirections, surtout si vous jonglez avec plusieurs extensions comme .ma, .com ou .net. Créez une base de données avec un nom, un utilisateur et un mot de passe distincts.
Notez les paramètres suivants dans un gestionnaire sécurisé : hôte, port, nom de la base, utilisateur et mot de passe. Limitez les accès à chaque intervenant.
Utilisez un compte SFTP pour l’agence, un compte d’administration pour le CMS et, si possible, une connexion SSH avec clé plutôt qu’un mot de passe. N’envoyez jamais ces identifiants dans un groupe WhatsApp ou par e-mail non chiffré, franchement, c’est risqué.
Avant la bascule, configurez les tâches planifiées, les boîtes e-mail pros et les services externes utilisés par votre PME : paiement en ligne, CRM, formulaires, sauvegarde ou outil d’envoi d’e-mails.
Mettre à jour les réglages du CMS et des applications
Importez les fichiers du site et restaurez la base de données dans le nouvel environnement. Pour WordPress, vérifiez les valeurs siteurl et home, le fichier wp-config.php, les extensions actives et la version de PHP requise par le thème.
Remplacez les anciennes infos de connexion par celles du nouvel hébergeur. Contrôlez aussi les chemins absolus, les variables d’environnement, les clés API et les paramètres SMTP.
Testez l’envoi depuis une adresse professionnelle, car certains hébergeurs bloquent les fonctions mail non authentifiées. Utilisez un sous-domaine de préproduction, genre staging.votredomaine.ma, pour vérifier le site avant de toucher aux DNS.
Protégez cet espace par mot de passe et désactivez son indexation avec une règle noindex ou une restriction serveur. Testez les pages principales, la connexion admin, les formulaires, les paiements, les téléchargements et les tâches automatiques.
Consultez les journaux PHP et serveur pour repérer les erreurs 404, les soucis de permissions ou les extensions incompatibles.
Activer HTTPS et les mesures de sécurité essentielles
Installez un certificat SSL/TLS pour le domaine principal et tous les sous-domaines utilisés. Activez le renouvellement automatique, puis forcez la redirection de http:// vers https:// après avoir vérifié que toutes les ressources du site utilisent des URL sécurisées.
Définissez les permissions minimales : généralement 755 pour les dossiers et 644 pour les fichiers, comme le recommande la plupart des hébergeurs. Bloquez l’accès public aux fichiers de configuration, aux sauvegardes, aux journaux et aux répertoires sensibles.
Activez l’authentification à deux facteurs pour le CMS, le panneau d’hébergement, le registrar et les comptes e-mail. Désactivez les utilisateurs inutilisés, remplacez les anciens mots de passe et limitez l’accès admin aux adresses IP appropriées si c’est compatible avec votre travail nomade.
Programmez des sauvegardes automatiques séparées du serveur principal, par exemple vers un stockage externe. Testez la restauration régulièrement et activez un pare-feu applicatif ou une protection anti-DDoS si votre offre le propose.
Vérifier le site avant la mise en ligne
Avant de toucher au DNS, vérifiez le site sur le nouvel hébergement sans perturber les visiteurs. Contrôlez l’affichage, les parcours importants, les performances, les certificats et les journaux pour corriger les soucis avant de basculer.
Utiliser un fichier hosts ou une URL de préproduction
Si votre nouvel hébergeur propose une URL temporaire, ouvrez-la avec une copie complète du site. Vérifiez que les liens internes, les images, les feuilles de style et les scripts utilisent le bon domaine, surtout après une migration WordPress ou un changement de structure.
Vous pouvez aussi modifier le fichier hosts de votre ordinateur pour associer temporairement votre domaine à l’adresse IP du nouveau serveur. Cette méthode permet de tester le site avec son vrai nom de domaine, sans toucher au DNS public.
Après le test, supprimez la ligne ajoutée pour éviter de consulter le mauvais serveur. Contrôlez notamment :
- l’accès HTTPS et le certificat ;
- les redirections HTTP vers HTTPS ;
- les versions mobile et ordinateur ;
- les contenus privés et les comptes utilisateurs ;
- les paramètres de langue, de devise et de fuseau horaire.
Tester les pages, formulaires et fonctionnalités critiques
Parcourez les pages qui génèrent du trafic ou des demandes commerciales : accueil, services, tarifs, catalogue, contact et articles clés. Testez les menus, la recherche interne, les liens externes, les téléchargements et les boutons d’appel ou de messagerie utilisés par vos clients au Maroc.
Envoyez plusieurs formulaires avec des adresses de test. Vérifiez la réception des messages, l’adresse de l’expéditeur, les notifications automatiques et l’enregistrement des demandes dans votre CRM.
Contrôlez aussi les paiements, les comptes clients, les paniers, les réservations et les connexions aux services tiers. Comparez les contenus avec l’ancien site, notamment les titres, images, métadonnées et URL.
Utilisez des redirections 301 pour les adresses modifiées et testez-les une à une pour éviter les pages introuvables.
Contrôler la vitesse, les erreurs et les journaux serveur
Mesurez les pages principales depuis plusieurs réseaux, y compris une connexion mobile locale. Vérifiez le temps d’affichage, la taille des images, la mise en cache et la compression.
Une page d’accueil lourde ou lente peut vraiment plomber vos demandes de devis et vos ventes. Utilisez les outils du navigateur pour repérer les fichiers bloqués, les erreurs JavaScript et les ressources chargées en HTTP.
Lancez aussi un contrôle des liens pour identifier les codes 404, 403, 500 et les redirections en chaîne. Examinez les journaux d’accès et d’erreurs du nouveau serveur pendant les tests.
Recherchez les erreurs PHP, les limites de mémoire, les échecs de connexion à la base de données et les tentatives d’accès répétées. Vérifiez que les sauvegardes automatiques, les tâches planifiées et la rotation des journaux tournent bien avant de basculer le DNS.
Basculer le nom de domaine
Planifiez le changement DNS après avoir testé le site sur le nouvel hébergement. Réduisez temporairement le TTL, gardez les services actifs durant la transition et vérifiez séparément le trafic web, les sous-domaines et les e-mails.
Modifier les enregistrements DNS
Avant toute modification, notez la zone DNS actuelle chez votre registrar ou fournisseur DNS. Relevez notamment les enregistrements A, AAAA, CNAME, MX, TXT et les éventuels sous-domaines comme www, mail, api ou admin.
Remplacez l’enregistrement A du domaine racine par l’adresse IPv4 du nouvel hébergeur. Si vous utilisez IPv6, mettez aussi à jour l’enregistrement AAAA.
Faites pointer www vers le domaine racine avec un CNAME, ou vers la nouvelle adresse selon la config recommandée par l’hébergeur. Ne supprimez pas les enregistrements liés à Google Workspace, Microsoft 365, Zoho ou à votre solution de messagerie.
Gardez aussi les entrées TXT utilisées pour SPF, DKIM, DMARC, la validation SSL ou les outils professionnels.
Gérer la propagation et le TTL
Réduisez le TTL des enregistrements concernés à 300 secondes, idéalement 24 à 48 heures avant la bascule. Cette valeur permet aux résolveurs DNS de renouveler plus vite leurs infos, mais ne garantit pas une mise à jour instantanée partout.
Après la modif, contrôlez la résolution depuis plusieurs réseaux et pays avec des outils comme dig, nslookup ou un vérificateur DNS en ligne. Testez le domaine racine, www et chaque sous-domaine important, en IPv4 comme en IPv6 si besoin.
Gardez l’ancien hébergement accessible pendant 48 à 72 heures. Certains visiteurs peuvent encore tomber sur l’ancienne adresse à cause du cache DNS.
Évitez toute modification de contenu ou de base de données non synchronisée durant cette période.
Préserver la réception des e-mails
Changer d’hébergeur web ne veut pas forcément dire toucher à la messagerie. Si vos e-mails passent par un service séparé, laissez les enregistrements MX intacts et vérifiez que le nouvel hébergement ne remplace pas la zone DNS existante par défaut.
Avant la bascule, envoyez des messages de test vers plusieurs adresses pros et perso. Contrôlez la réception, l’envoi, les pièces jointes et les réponses depuis chaque boîte importante.
Vérifiez aussi les enregistrements SPF, DKIM et DMARC. Si votre serveur web envoie des formulaires ou des notifications, utilisez de préférence le relais SMTP de votre fournisseur de messagerie, avec authentification.
Testez les formulaires après la bascule et gardez un œil sur les erreurs de livraison pendant les premiers jours.
Contrôler les performances après le changement
Après la migration, vérifiez la disponibilité du site, la vitesse d’affichage, les erreurs serveur, l’indexation et les sauvegardes. Ces contrôles aident à repérer vite une panne, une redirection bancale ou une perte de visibilité sur Google.
Surveiller la disponibilité et les erreurs
Configurez une alerte de disponibilité avec un outil comme UptimeRobot, Better Stack, ou le système de supervision proposé par votre hébergeur. Testez votre site depuis plusieurs régions, surtout le Maroc, pour repérer les soucis liés au serveur, au DNS ou au réseau.
Consultez chaque jour les journaux d’erreurs pendant la première semaine. Gardez un œil sur les codes 500, les erreurs PHP, les délais de réponse trop longs et les échecs de connexion à la base de données.
Vérifiez aussi les formulaires, la recherche interne, le panier et l’espace client. Ça peut paraître fastidieux, mais c’est souvent là que se cachent les pépins.
Mesurez les indicateurs principaux avec PageSpeed Insights ou Lighthouse :
- temps de réponse initial du serveur ;
- affichage du contenu principal ;
- stabilité visuelle des pages ;
- poids des images et des fichiers JavaScript.
Si les performances chutent, vérifiez la version de PHP, la configuration du cache, le CDN, la compression Gzip ou Brotli, et les limites de ressources du nouvel hébergement. Rien de pire qu’un site lent juste après une migration.
Valider l’indexation et les redirections SEO
Testez les anciennes URL importantes à partir d’une liste exportée de votre ancien site, Google Analytics ou Google Search Console. Chaque adresse doit pointer vers la page équivalente via une redirection 301, pas vers la page d’accueil par défaut.
Utilisez Screaming Frog, Sitebulb ou un script maison pour repérer les erreurs 404, les chaînes de redirections et les boucles. Portez une attention particulière aux pages de services, aux articles, aux fiches produits et aux URL bien placées au Maroc.
Dans Google Search Console, inspectez plusieurs URL et ne demandez une nouvelle exploration qu’après correction des problèmes. Contrôlez aussi le fichier robots.txt, le sitemap XML, les balises canoniques et la version HTTPS.
Le sitemap doit contenir uniquement les URL accessibles, indexables et définitives. C’est tout bête, mais ça évite bien des tracas.
Maintenir les sauvegardes et la surveillance continue
Programmez des sauvegardes automatiques des fichiers et de la base de données. Gardez au moins une copie hors du serveur, par exemple sur un stockage chiffré distinct, et testez de temps en temps la restauration d’un site ou d’une base.
Vérifiez la fréquence des sauvegardes selon votre activité. Un site vitrine se contente souvent d’une sauvegarde quotidienne, alors qu’un commerce en ligne doit sauvegarder plus souvent pour limiter la perte de commandes ou de comptes clients.
Maintenez des alertes pour les pannes, les certificats SSL qui expirent bientôt, l’espace disque, la charge CPU et les modifications de fichiers. Notez les résultats dans un registre tout simple avec la date, le problème détecté et l’action effectuée.
Cette méthode aide votre agence, votre prestataire ou votre équipe à intervenir rapidement. On n’a jamais trop d’infos quand il faut réagir dans l’urgence.
Frequently Asked Questions
Planifiez la migration avec une copie complète du site, un test sur le nouvel hébergement et une modification contrôlée du DNS. Vérifiez aussi les fichiers, bases de données, e-mails, certificats SSL, redirections et paramètres SEO avant de supprimer l’ancien compte.
Comment transférer un site web vers un autre hébergeur sans interruption ?
Commencez par commander le nouvel hébergement sans résilier l’ancien. Importez les fichiers et la base de données, puis testez le site avec une URL temporaire ou une entrée locale dans votre fichier hosts.
Réduisez le TTL DNS à 300 secondes, idéalement 24 à 48 heures avant le changement. Une fois les tests validés, modifiez les enregistrements DNS et gardez l’ancien hébergement pendant au moins 48 à 72 heures.
Comment changer d’hébergeur tout en conservant son nom de domaine ?
Vous pouvez laisser le domaine chez son registrar actuel et modifier uniquement les serveurs DNS vers ceux du nouvel hébergeur. Cette méthode évite de transférer tout de suite le domaine et limite les risques pendant la migration.
Si vous transférez aussi le domaine, vérifiez qu’il n’est pas verrouillé, que vos coordonnées sont à jour et que vous avez le code de transfert fourni par le registrar. Ne résiliez aucun service tant que le site et les e-mails ne fonctionnent pas correctement.
Quelle est la procédure pour transférer un nom de domaine vers un nouvel hébergeur ?
Déverrouillez le domaine dans l’espace client du registrar actuel, demandez le code d’autorisation et lancez le transfert depuis le nouvel hébergeur. Validez l’e-mail de confirmation si le registrar le demande.
Un transfert peut durer plusieurs jours selon l’extension, surtout pour un domaine .ma. Pendant cette période, le site reste généralement actif chez l’ancien prestataire, à condition de conserver les DNS et l’hébergement en place.
Comment migrer un site WordPress vers OVH ou o2switch ?
Créez d’abord la base de données et le compte FTP ou SFTP chez OVH ou o2switch. Copiez le contenu de wp-content, exportez la base avec phpMyAdmin, puis importez-la sur le nouvel hébergement.
Modifiez les identifiants dans wp-config.php, vérifiez le préfixe des tables et testez les permaliens dans WordPress. Vous pouvez aussi utiliser un outil comme Duplicator, All-in-One WP Migration ou la procédure de migration proposée par l’hébergeur.
Activez ensuite le certificat SSL, contrôlez les extensions et désactivez les tâches cron en double. Après le changement DNS, surveillez les erreurs PHP, les formulaires, les paiements et les connexions administrateur.
Comment transférer les fichiers, bases de données et e-mails lors d’un changement d’hébergeur ?
Transférez les fichiers avec SFTP ou FTP en gardant les permissions nécessaires. Exportez la base de données au format SQL, importez-la sur le nouvel hébergement et remplacez les paramètres de connexion dans la configuration du site.
Pour les e-mails, recréez d’abord les mêmes adresses et redirections. Copiez les messages avec IMAP ou un logiciel comme Thunderbird, puis modifiez les enregistrements MX, SPF, DKIM et DMARC après vérification.
Gardez une sauvegarde locale des fichiers, de la base et des boîtes e-mail. Pour une PME, planifiez le changement DNS en dehors des heures d’activité et prévenez les utilisateurs d’une éventuelle reconnexion.
Comment éviter la perte de référencement SEO lors du transfert d’un site ?
Gardez les mêmes URL, titres, balises canoniques, fichiers robots.txt et sitemap XML. Si vous devez changer une URL, créez une redirection permanente 301 vers la page équivalente, surtout pas vers la page d’accueil.
Assurez-vous que le nouvel hébergement ne bloque pas l’exploration par les moteurs de recherche. Après la migration, allez jeter un œil à Google Search Console pour vérifier les erreurs 404, la disponibilité du site, le certificat HTTPS, et même les temps de réponse.
Gardez l’ancien hébergement actif jusqu’à la fin de la propagation DNS. Surveillez aussi les journaux serveur, ça peut éviter de mauvaises surprises.
Si besoin, renvoyez le sitemap. Comparez ensuite les clics, impressions et positions avec les données des semaines précédentes—ça donne souvent une bonne idée de l’impact réel.